Vaincre la Polio

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En 1988, 60 % des enfants de la planète étaient complètement vaccinés contre la polio, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la rougeole et la tuberculose avant leur premier anniversaire. C'était dix fois plus que l'année du lancement du PEV, en 1974, et ce progrès spectaculaire fut un des arguments justifiant le lancement de la campagne d'éradication.

Notre combat contre la Polio

La décision de lancer une campagne d'éradication de la polio a été prise par l'Assemblée générale de l'Organisation mondiale de la santé du 13 mai 1988. Elle s'inscrivait dans la continuité du Programme élargi de vaccination (PEV), destiné à vacciner le maximum d'enfants contre les principales maladies pour lesquelles existe un vaccin : rougeole, diphtérie, coqueluche, tétanos, tuberculose et poliomyélite.
Elle reprenait une campagne intitulée PolioPlus, du Rotary International.

Tous les responsables de l'Initiative mondiale pour l'éradication de la poliomyélite le soulignent : sa grande chance de réussite est l'immense mobilisation sur laquelle elle s'appuie.

La stratégie d'éradication comporte plusieurs volets :
  • Vaccination systématique des jeunes enfants. Le vaccin contre la poliomyélite fait partie des vaccinations obligatoires ou recommandées dans de nombreux pays industrialisés ; il est inclus dans les programmes de vaccination mis en place par l'UNICEF et l'OMS dans les pays en développement dans le cadre du PEV.
  • Organisation de Journées nationales de vaccination dans les pays où la maladie est endémique.
  • Surveillance des cas de polio grâce à un recensement de tous les cas de paralysie flasque aiguë (PFA), principal symptôme de la polio.
  • Organisation de journées de « ratissage » pour éliminer les poches de transmission subsistantes.
La campagne a eu un succès spectaculaire, mais la remontée du nombre de cas de polio recensés en 2002 a amené l'OMS à lancer de nouvelles Journées nationales de vaccination dans les pays concernés, en premier lieu l'Inde.

Le retour à la virulence de souches utilisées par le vaccin oral et la persistance de l'infection par les souches vaccinales chez des personnes immunodéprimées suscitent des inquiétudes.

D'après les responsables de l'OMS, la véritable menace à laquelle l'Initiative fait face aujourd'hui est qu'un manque de moyens pourrait empêcher de la mener à son terme. Or, il est impossible de revenir en arrière : un retour du virus dans les pays où il a été éliminé serait catastrophique.

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