La passion des manuscrits

  • By Rotary Club Bordeaux
  • 31 May, 2017

Présentation des éditions des Saints Pères par Jessica NELSON SCOTT

Photo Jessica Nelson Scott past-président Michael SCOTT Rotary Bordeaux 31mai 2017
31 mai 2017 - La passion des manuscrits, présentée par Jessica NELSON SCOTT , auteure et éditrice, ainsi que belle-fille du past-président Michael Scott.

Jessica Nelson Scott nous a présenté son parcours lettré, Science Po, carrière journalistique, notamment en tant que rédactrice en chef de l’émission au Field de la Nuit.

En 2012, elle fonde avec Nicolas Tretiakow les éditions des Saints Pères, maison d'édition de luxe qui propose la reproduction (séries limitées et numérotées) de manuscrits d’œuvres littéraires reconnues, comme Hygiène de l'assassin, d'Amélie Nothomb, L'Écume des jours de Boris Vian, La Belle et la Bête de Jean Cocteau, Le Mépris de Jean-Luc Godard, Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline ou encore Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne.

C’est de cette passion pour les manuscrits que traitait sa présentation lors du déjeuner du 31 mai 2017.

Avec verve, elle a ainsi partagé avec nous ces ballades littéraires hors-norme que sont la découverte des textes dans leur état originel, avec souvent leurs ratures, leurs fautes d’orthographes, leurs hésitations.

Ce sont des révélations, sur le tard, qui créent un lien intime avec les auteurs - sachant que l’éditrice nous confirme qu’ils sont souvent peu contrariants (la majorité d’entre eux n’étant plus de ce monde).

La lecture et l'analyse de ces originaux révèlent ainsi que Baudelaire était tatillon et hésitait jusqu’aux épreuves ultimes entre virgule ou point-virgule, que Jules Verne avait annoté les marges du Tour du Monde avec les horaires et calendriers exacts pour rester dans les temps ou que la fameuse madeleine de Proust n’a pas toujours été celle-ci mais était passée par d’autres stades de viennoiseries voire de pain grillé...

Chaque nouveau livre est une aventure, une découverte, une négociation avec les ayants-droit.

Vendus directement via internet, économisant ainsi les coûts de distribution, les tirages de 1 000 à 2 000 exemplaires sont proposés entre 140 et 250 euros, probablement 4 à 5 fois moins cher que via une diffusion « classique ».

Les éditions des Saint-Pères sont en train de relever le challenge d'exporter leur savoir-faire et leur passion à l'étranger avec la sortie de leurs premiers livres d'auteurs anglais et américains dans un avenir proche.
Bonne chance, Jessica !

Lien vers le site des Editions des Saints-Pères

Photo manuscrit Baudelaire

Actualités du Rotary Club Bordeaux

By Rotary Club Bordeaux 12 Oct, 2017
11 octobre 2017 - Notre amie Anne-Dominique Bataille nous a présenté le monde et les enjeux de la finance solidaire lors de sa conférence statutaire.

Les attaques sur le monde de la finance et ses acteurs sont choses faciles et courantes depuis la crise commencée il y a 10 ans. Il faut néanmoins garder à l'esprit, d'une part, que toute économie a un besoin vital de banques et de financiers. D'autre part, la recherche du gain facile et rapide par le trader sans coeur est une caricature qui perd totalement de vue les efforts entrepris par l'industrie financière, voire existants depuis très longtemps, pour développer des mécanismes alliant finance et réelles implications sociétales.

De plus en plus d'épargnants cherchent ainsi à donner du sens à leurs investissements et sont à la recherche de produits pour faire fructifier leur argent tout en participant activement aux enjeux de la société.

Le label Finansol ainsi été créé pour répondre à et guider ces aspirations ( lien ). Un label et des acteurs qui méritent une meilleure notoriété.


Vous trouverez la présentation d'Anne-Dominique en format .pdf en cliquant sur le lien suivant ( présentation ).
By Rotary Club Bordeaux 04 Oct, 2017
04 octobre 2017 - Visite du et soirée avec le gouverneur 2017/2018 du district 1690, Jean-Paul NOUHAUD.

A l’occasion du dîner, le Gouverneur a tenu à poser pour la traditionnelle photo avec l’ensemble des membres du club impliqués dans l’action du district.

Tant au cours du comité qui précéda le diner qu’à l’occasion des questions réponses avec le club, Jean-Paul Nouhaud a insisté sur sa priorité n°1, redresser la barre des effectifs et, à l’instar d’autres districts, relancer la politique de recrutement.

Il a salué les efforts engagés pour créer un second club Rotaract sur Bordeaux et engager la création d’un club satellite sur l’agglomération bordelaise.

En réponse à une question de l’assistance, il a souligné le dynamisme économique et démographique de Bordeaux, ce qui en faisait un terrain de choix pour se lancer dans ces créations.

Enfin, il a remercié le club pour son travail d’équipe, bien en phase avec les objectifs du district, au service de l’action rotarienne.

By Rotary Club Bordeaux 20 Sep, 2017

20 septembre 2017 - Invité par notre ami Jean-Pierre FRANKENHUIS, par ailleurs protocole 2017/2018 ainsi que contributeur régulier d'une colonne sport dans de l'édition dominicale de Sud Ouest, Frédérique LAHARIE, rédacteur en chef Sport du Journal « Sud Ouest » nous a livré ses impressions personnelles sur « L’évolution du journalisme sportif »

Le journalisme sportif reste avant tout du journalisme. Bouleversé par l'essor de l'Internet, ce dernier a été obligé de se réinventer. Parmi les grands changements, il est à noter à quel point la temporalité a changé ces dernières années :

On est passé dans l'ère de l'immédiateté. Voire de l'éphémère. La durée de vie de l'info est devenue instantanée.

Ceci nécessite donc une vigilance accrue. Il en va de la crédibilité de l'info - et du journaliste. ET du média. Le challenge est donc de maintenir la crédibilité de l’information tout en allant de plus en plus vite. Sachant que la charte du Sud-Ouest impose de vérifier plusieurs fois la source de chaque nouvelle, il a été nécessaire de changer les pratiques et de revoir l’organisation pour développer une rédaction internet.

Des études ont montré que 60% des articles sur les sites d’informations sont repris de part et d’autre. L’enjeu est donc de produire sa propre information, et ce afin de fidéliser les clients. C’est d’autant plus le cas si l’on cherche à développer un accès « prémium » auquel doit s’abonner un lecteur (qui devient « client »).

L’internaute a de nous jours un accès immédiat et globalisé à l’information. Un journal comme Sud-Ouest est donc en concurrence avec le monde entier – et en plus avec les réseaux sociaux.

Il est donc nécessaire d’affirmer une particularité différentiante, celle d’être un média régional avec un accès privilégié à sa base.

De nos jours, il existe un enjeu de taille qui est celui d’être à tout moment présent sur les réseaux sociaux pour détourner le trafic vers le site, pour ainsi dire rabattre l’internaute de Facebook vers le site internet.

Il est à noter que la lecture en ligne a aussi ses avantages pour le journaliste qui ne se retrouve plus limité ni par le colonnage, ni par la taille de l’article, c’est à dire par la mise en page traditionnelle du journal papier. Ceci dit, il ne suffit plus de simplement d’écrire : de nos jours, un article se doit d’arborer des images ou de graphiques en plus.

L’information ne doit donc non seulement être vérifiée (encore et encore), mais aussi mise en scène.

Ainsi tout journal se transforme en site…

By Rotary Club Bordeaux 13 Sep, 2017
13 septembre 2017 - Conférence statutaire de notre ami Pascal MARCHESSEAU, Directeur Général du groupe Pouey International, sur l'évolution de la gestion du risque client, notamment

de manière curative : par le recouvrement dans le cas de créances impayées
ou, surtout, préventive : par les renseignements commerciaux, l’assurance-crédit, l’affacturage ou « Factoring »,
et depuis quelques années l’apparition de « FinTech ».

Notons que même si la situation tend à s’améliorer depuis la loi dite « Macron » de modernisation de l’économie de 2016, un quart des faillites en France est toujours dû au non-respect des délais de paiement.

Cependant les solutions actuelles  ne sont pas adaptées aux TPE et aux PME , qui souhaitent un système souple de financement de leurs factures . Il faudra attendre que le législateur modifie la loi concernant le rachat des créances pour voir apparaître des changements qui permettraient aux  entreprises de se refinancer à un coût représentant qu'une faible partie du montant final de la facture et aux investisseurs d'obtenir un rendement net nettement au-dessus du prix du marché.
A suivre, donc.

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L'intégralité de la présentation peut être lue en cliquant sur le lien suivant " Présentation : Evolution de la gestion du risque client "

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Site du groupe Pouey International



 
By Rotary Club Bordeaux 10 Sep, 2017

06 septembre 2017 - Une présentation sur les cancers de l’enfants du Professeur Yves PEREL, à la tête de l'Unité d'Oncologie et Hématologie Pédiatriques de l'Hôpital des Enfants Pellegrin, à la fois poignante, car qui ne peut être insensible à ce sujet, mais aussi chaleureuse et empreinte d’humanité.

Soulignons que le soutien au projet des Chambres de l'Espoir est depuis l’année dernière l’action principale du Rotary Club Bordeaux. Engagé sous la présidence de Xavier HEYMANS, l’action sera pérennisée sous la présidence de JC Bach pour 2017/2018 et reconduite sous celle du président-élu 2018/2019 René Dauman.

Vous trouverez en suivant ce lien le compte-rendu de la soirée des 90 ans du RC Bordeaux , lors de laquelle nous avons remis un don important au Professeur Pérel, ainsi que notre page dédiée à son projet .

Vous trouverez l’intégralité de la présentation sur les cancers de l’enfant du 7 septembre en cliquant sur le lien suivant.

Résumé en quelque mots :

-    Chiffres constants depuis le début des mesures dans les années soixante

-    2000 enfants atteints par an en France

-    Aléatoire

-    Pas / peu d'hétérogénéité géographique

-    Pas / peu de maladies « d'adultes »

-    Quand des études sont faites, on tombe sur les mêmes données.

-    On ne connaît pas les causes. Peut-être qu'il n'y en a tout simplement pas…

-    La survie à 5 ans s'est globalement améliorée de 1.2% par an

-    Taux de guérison de 80% actuellement

-    Comparé à 50% chez les adultes

-    Peu de nouveaux médicaments

-    Le miracle des 50 dernières années est d'être arrivé à trouver les "bonnes recettes" avec les traitements existants.

 

Penchons-nous donc sur ce que nous pouvons faire pour aider le Professeur et ses équipes dans leur combat quotidien pour alléger la pénibilité de la vie de jeunes patients au CHU : Ces enfants passent en moyenne 24 jours en isolement, « prisonniers » durant la durée de leur traitement dans les secteurs extrêmes sous des conditions extrêmes de propreté ou stérilité.


L’expérience a montré que : « Ça marche ! ». On a fait passer le brevet et on fait passer le bac à des enfants au CHU.

Mais leur accompagnement reste très confiné et ce n'est pas un projet de vie. C'est bien, mais pas suffisant.

Il faut maintenant chercher le supplément d'âme…


"Avoir la famille autour nous met un coup de pied dans le cul pour aller au-delà de la simple santé biologique, mais aussi de la santé personnelle de jeunes patients." (Prof PEREL)


Le but est donc de proposer de l'espace, de la lumière, de la scolarité, du mouvement…

Pour ainsi dire : Il faut laisser entrer les parents au lieu des microbes.

 

Le secteur protégé fonctionne déjà depuis 1992 avec 5 lits. Ce sont des bunkers anti-microbes, aux conditions équivalentes à celles d'un bloc opératoire.

Mais ce sont des chambres qui à l’époque ne faisait que 8m2 et qu’il fraudait faire passer à 20m2.

 

Les plans sont prêts. Nous préparons les 20 ans prochaines années.

La moitié du budget total de 700.000 euros est déjà assurée par la fondation APHP. Le reste dépendra, entre autres, du support associatif et caritatif, tel celui du Rotary Club Bordeaux.

Notons déjà la soirée du 3 février 2018, une soirée dédiée à lever des fonds pour ce projet.

 

Sur la question de devoir se blinder des émotions quand on travail au quotidien avec la souffrance des enfants

Il ne faut pas se fabriquer d'armure. Il faut vivre avec et avoir de la peine et en faire quelque chose de positif. 

C’est ça la résilience.


By Rotary Club Bordeaux 30 Aug, 2017
30 août 2017 - Conférence animée par Patrick BERGER, Directeur Régional Nouvelle Aquitaine de la Banque de France, sur l'activité économique de l'année 2017.

Avec 1,5 % de croissance trimestrielle depuis deux trimestres et une perspective similaire jusqu'à la fin de l'année, la France a renoué avec la croissance.
Celle-ci reste cependant insuffisante pour réduire le chômage de masse. Des mesures structurelles - des réformes profondes - doivent être engagées pour déplafonner notre potentiel de croissance.

La politique monétaire ne peut, en effet, pas tout résoudre...


Visionnez ou téléchargez la conférence ici


Depuis 1848, la Banque de France est implantée à Bordeaux. À l’époque il s’agissait de procurer au commerce maritime les capitaux qui s’en étaient détournés depuis les guerres.

Aujourd’hui, les professionnels des 13 succursales néo-aquitaines agissent chaque jour pour bâtir un monde financier plus sûr et plus stable pour tous les acteurs économiques. À Bordeaux, leurs missions vont de l’entretien de la monnaie fiduciaire au service des Particuliers (accès aux grands fichiers de crédit, surendettement des ménages), du service des Banques et des Entreprises (cotation, Fiben, Geode…) aux analyses conjoncturelles ou structurelles de l’économie locale.

Ci-joint le profil de la Banque de France  en Nouvelle-Aquitaine

By Rotary Club Bordeaux 23 Aug, 2017
Mercredi 23 août 2017 - Conférence sur la "Situation actuelle au Brésil" de notre cher ami Jean-Pierre FRANKENHUIS, consul honoraire du Brésil, et, par ailleurs, protocole pour l'année rotarienne 2017-2018.

Visionnez ou téléchargez la conférence ici.
By Rotary Club Bordeaux 16 Aug, 2017

Chers Amis,

J’ai choisi de vous parler, brièvement, des relations entre Bordeaux et l’Angleterre pour deux raisons : la première tient au Brexit (un événement d’une portée considérable), et deuxièmement notre Club est jumelé à celui de Bristol, qui nous l’espérons tous pourra nous accompagner dans la demande de financement par le RI pour l’action phare de cette année au profit de l’enfance hospitalisée.

Les quelques faits historiques que j’ai sélectionnés sont bien connus pour certains d’entre eux, et un peu moins pour d’autres. Je suivrai un ordre chronologique et commencerai par l’héroïne régionale, Aliénor d’Aquitaine.

-      A l’âge de 15 ans et comme duchesse d’Aquitaine, elle a épousé à la cathédrale St André de Bx en 1137 celui qui allait devenir quelques mois plus tard roi de France, Louis VII.

-      Ne lui ayant pas donné de garçon au bout d’une quinzaine d’années, ce qui mettait en danger l’avenir de la dynastie, Louis VII décida de se séparer d’elle.

-      Ceci permit à Aliénor d’épouser en 1152, à l’abbaye de Westminster, celui qui allait devenir deux ans plus tard roi d’Angleterre, sous le nom d’Henri II.

-      Les Anglais connaissent très bien la filiation des Plantagenets (ou des Angevins si vous préférez) ; nous la connaissons un peu moins bien car elle est un peu compliquée. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Henri II n’était pas le fils d’Henri I, mais son petit-fils. Entre les deux, il y a eu un personnage-clé dans l’histoire de l’Angleterre, Geoffroy d’Anjou. Sans lui, la dynastie des Angevins se serait interrompue ; voilà pourquoi les Anglais y sont tellement attachés. En effet, Henri I n’a eu que deux enfants, un garçon qui est mort avant l’âge de 20 ans, et une fille qui s’appelait Matilda. Et c’est cette Matilda qui épousa Geoffroy d’Anjou. De l’union entre Matilda et Geoffroy d’Anjou naquit (au Mans) Henri II, dit Plantagenet (car, à la demande de sa mère, il arborait sur son bouclier les couleurs familiales du genet).

-      Deux coïncidences sont étonnantes : (a) Henri I et Henri II ont régné chacun 35 ans ; (b) dans les deux mariages décisifs de l’histoire de l’Angleterre, celui de Matilda et de Geoffroy d’Anjou d’une part, et celui d’Aliénor avec Henri II, à chaque fois l’époux était plus jeune de 12 ans.

-      Nous savons bien qu’Aliénor et Henri II ont eu plein d’enfants, dont deux garçons qui devinrent rois d’Angleterre à tour de rôle : Richard I (souvent appelé cœur de lion) et Jean (souvent désigné Jean sans terre par les Français). En fait le roi Jean est venu beaucoup plus souvent dans l’actuelle France et à Bordeaux en particulier, que son frère.

-      Pour rester dans mon propos, le roi Jean a eu un fils qui allait devenir Henri III. Celui-ci a eu un règne très prolongé (un demi-siècle). Je terminerai cette séquence sur Henri III en indiquant que sa fille est morte de la peste à Bordeaux, alors qu’elle avait une vingtaine d’années et qu’elle se rendait à son mariage en Espagne. Ceci nous rappelle que la peste a frappé Bordeaux avant l’Angleterre.

Nous changeons de siècle et arrivons aux environs de 1366. Là commence une autre histoire, celle de Richard. Pendant plusieurs années, il fut appelé « Roi de Bordeaux » par les Anglais (c’est je crois le seul roi qui soit né dans cette ville) ; à l’âge de 10 ans, il devint roi d’Angleterre parce que son père (le Prince Noir) et son grand-père (le roi Edouard III) étaient morts la même année (1376).

Richard II eut un règne de près de 20 ans qui fut dépeint de manière assez négative par Shakespeare. Et pourtant, au début de son règne, alors qu’il n’avait que 14 ans, le « Roi de Bordeaux » se montra très courageux en matant une des émeutes les plus violentes que connut l’Angleterre, la « révolte des paysans ». Les initiatives qu’il prit plus tard furent moins glorieuses et il fut contraint d’abdiquer.

Je terminerai mon propos sur Bordeaux et l’Angleterre par l’évocation du rôle de ce pays sur notre vin. Lorsque les troupes Anglaises menées par Lord Talbot perdirent la bataille de Castillon en 1453 (l’année de la chute de Constantinople), toute la ville de Bordeaux fêta l’entrée des troupes Françaises, à l’exception de ceux qui travaillaient dans le vin. Ceux-ci se rendaient bien compte qu’avec le départ des Anglais, ils risquaient de perdre une grosse partie du marché qui avait fait la fortune du vin de Bordeaux.

Mais l’influence de l’Angleterre ne s’est pas arrêtée là. Vous savez tous que le commerce du vin se faisait à l’époque par bateaux et que nos amis Anglais contrôlaient une grande partie de ce commerce. C’est pour cette raison que le volume des barriques dans lesquelles le vin était transporté, correspondait à 50 gallons, soit 225 litres. Pour les Anglais, qui ont toujours été très pragmatiques dans le commerce, il était plus facile de répartir le vin d’une barrique en 300 bouteilles de 0,75 l qu’en 225 bouteilles d’un litre. Voilà pourquoi, nous continuons à utiliser des bouteilles de 0,75 pour distribuer nos vins délicieux. Voilà aussi pourquoi les caisses de vin contiennent aujourd’hui 6 ou 12 bouteilles, correspondant respectivement à 1 ou 2 gallons.

By Rotary Club Bordeaux 19 Jul, 2017

Bonjour à tous et toutes, je m’appelle Maria ABDALA de LOS ANGELES, je suis une étudiante d’échange en provenance de La Rioja Argentine, et je vais essayer de vous raconter très brièvement cette année extraordinaire que j’ai vécue grâce aux Rotary Clubs de Chamical et Bordeaux.

Etre une étudiante d'échange a été l'un des défis les plus incroyables et extraordinaires de ma vie ; aller dans un pays inconnu, où je ne connais personne et où je ne parle la langue. Je ne savais pas ce que je pouvais attendre de l'autre côté du monde, si ça me plairait ou pas. C'est fou. Mais il y avait quelque chose de plus fort. Quelque chose qui m'a fait dire au revoir à ma vie et aux personnes que j'aime pour découvrir non seulement le monde mais aussi moi-même. Ce n'est pas une route facile, les personnes pensent qu'étudier à l'étranger est un divertissement, des voyages agréables, des amis nouveaux, mais ce n’est pas que ça, ils ne sauront jamais toutes les difficultés que nous avions à affronter. Ils ne savent pas les nerfs que nous ressentons quand on arrive et qu’on ne comprend rien autour de nous ou lorsque, le premier jour de l'école, nous voyons tout le monde s’embrasser et que nous ne savons pas si on se trouve dans la bonne salle. Ils ne savent pas quand on arrive dans une maison pleine d'étrangers de devoir les assimiler comme notre «famille». Ils ne savent pas toutes ces nuits où l'odeur d'un parfum peut nous apporter des larmes aux yeux et des souvenirs de notre maison. C’est un processus difficile mais les leçons que nous tirons, que ce soient grands ou petits changements, font partie de nous, tu es vraiment connectée à toi-même.

A un moment donné, des situations inconfortables deviennent des anecdotes amusantes, et la solitude se transforme en une liste de sorties programmées et de plans établis. Nous apprenons comment nous déplacer en bus et en tramway, la langue ne nous effraie plus. Les gens nous demandent si nos familles nous manquent, et nous donnons toujours une réponse déroutante entre « le oui et le non ». Nous commençons à découvrir que tout est normal et que la seule chose que nous avons trouvée étrange est qu’on ne veut pas rentrer chez nous. Nous commençons à changer notre sens de la maison, ce n’est pas un endroit mais un sentiment. Les gens que nous connaissons depuis quelques mois forment progressivement une grande partie de notre vie. La famille n’est plus seulement biologique, mais de cœur. Les nationalités et les limites sont inexistantes. Nous comprenons que nous sommes toutes et tous des personnes qui aiment rire et qui peuvent souffrir de la même manière. Et nous sommes reconnaissants d'avoir trouvé ces âmes sœurs que nous avons cherchées depuis longtemps.

Les jours se transforment en semaines et les semaines se transforment en mois. Nous nous rendons compte que le temps passe très vite et nous avons encore une longue liste d'endroits où on veut aller et de choses qu’on a envie de faire. Mais nous savions que tout a une fin et, en dépit de vouloir rester, nous avons un billet de retour qui attend pour nous. Notre cœur est brisé de façon inattendue et commence à partir en petits morceaux qui vont dans différents pays à travers le monde, ne sachant pas quand nous nous reverrons. Tous ces souvenirs sont quelque chose qui, malgré le temps et la distance, ne pourront jamais être loin de moi. Et même si ça fait mal d'avoir mon cœur dans les différents coins du monde, si je devais recommencer, je n’hésiterai pas à dire oui.

Merci beaucoup, Rotary Club Bordeaux, merci pour m’avoir accueillie, merci d’avoir rendu possible cette expérience, continue toujours avec le cœur à la main, j’espère qu’on pourra rester en contact et peut-être travailler ensemble internationalement.

By Rotary Club Bordeaux 10 Jul, 2017

Mercredi 5 juillet 2017 - Et oui, pour nous aussi, au Rotary Club Bordeaux, après la passation de pouvoir vint le moment du discours de politique générale…

Ce mercredi 5 juillet, Jean-Claude BACH exposa sa vision et ses attentes pour la présidence 2017-2018, après les avoir présentées et ajustées le matin-même avec le comité de direction et ses responsables de commissions.

Comme annoncé lors de la passation, le but sera d'inscrire dans la continuité l’action majeure du club en faveur de l’enfance hospitalisée. JC Bach se propose de poursuivre cet axe d’action humanitaire avec l’appui de René (DAUMAN, le Président Elu 2018-2019) et d’Alain DIDIER (en tant que Past-Président) en vue de prolonger et d’amplifier cette action dans la durée, au bénéfice du service d’oncologie du Professeur Yves PEREL au CHU Pellegrin de Bordeaux.

"Cette continuité dans la cohérence est importante, car nous avons besoin d’une perspective pluriannuelle pour clarifier le cadre de nos actions et donner du sens à nos interventions.

Nous poursuivrons cet objectif en joignant nos forces à celles des six Rotary Clubs de Bordeaux intra muros et du Rotaract Club de Bordeaux. Ce sera une manière collective de répondre aux vœux du Rotary International et aux objectifs du District 1690, l’union de nos efforts donnant crédibilité et cohésion à l’image du Rotary au plan local."

Pour financer cette action majeure, avec l’appui de la Mairie de Bordeaux, un concert sera organisé à l’Auditorium Samedi 03 Février 2018, merci de noter cette date importante.


Ce déjeuner aura également été l'occasion de faire nos adieux à notre charmante exchange student argentine. Maria Abdala nous longuement expliqué son expérience des 12 derniers mois, le tout dans un français impeccable - elle qui ne le parlait pas en arrivant à Bordeaux...

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